Patrick Beaulieu

du 9 mars au 31 mai 2019

Arts visuels

Canada / Québec

Patrick Beaulieu est artiste transdisciplinaire. Intrinsèquement liés à la question de la mobilité, ses projets établissent un rapport aux territoires, en abordant de façon empirique la question des frontières géographiques et sociales, mais aussi celles entre la réalité et la fiction. Intéressé par le voyage et son récit, il s’attarde à certains phénomènes insaisissables qui nous entourent (migratoires, météorologiques, spirituels…), et aux forces qui agissent en ceux-ci. Le projet qu’il poursuivra lors de son séjour au Centre Intermondes découle d’excursions et de rencontres effectuées tout au long de l’année 2018 sur l’Île Madame, l’Île d’Aix et aux abords du fleuve Charente, de son estuaire à sa source. Le corpus d’œuvres qui en découle (installations, vidéos, sculptures, photographies, performances, interventions in-situ/in-socius et archives) s’inscrit dans le cadre du projet Îles jardins – îles paradis, sous la direction artistique de Dominique Truco . Dans ce contexte, il réalisera notamment une série d’interventions dans divers sites (ports de plaisance, claires, douves…) avec une mystérieuse flottille d’embarcations transfigurées grâce à la collaboration de guérisseurs d’épaves… Depuis une quinzaine d’années, le travail de Patrick Beaulieu s’est forgé lors d’excursions performatives à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie au cours desquels il piste les signes d’une géographie secrète, où les divisions politiques s’estompent à la lumière des révélations poétiques. Faisant appel à la collaboration d’auteurs, géographes et philosophes, il terminait en 2013 la trilogie d’odyssées transfrontières «VVV» qui consistait à suivre, par voie de terre, la trajectoire aérienne de la migration annuelle des papillons monarques (Vecteur Monarque, 2007), à poursuivre durant 25 jours les vents d’Amérique dans une sorte de navigation continentale (Ventury, 2010) et à s’abandonner au destin et à la chance sur les chemins du hasard (Vegas, 2012). À l’été 2014, il se lançait dans une lente dérive continentale de 25 jours en kayak, sillonnant les méandres qui le menèrent de la source d’une rivière au sud du Québec, jusqu’à l’océan atlantique à l’embouchure du fleuve Hudson à New-York (Méandre). À l’été 2017 et 2018, il réalisait le projet EL PERDIDO, un vaste parcours transaméricain à la recherche de lieux qui n’existent pas. − Point de départ: Lost City, Oklahoma. Ses oeuvres ont été présenté dans le contexte d’expositions individuelles et collectives notamment aux États-Unis, au Mexique, en Belgique, en Irlande, en Corée du Sud à Singapour et au Canada. Il inscrit son travail dans l’espace public autant sous la forme d’interventions performatives et relationnelles, que sous la forme d’œuvres permanentes intégrées à l’architecture et à l’environnement. Il est représenté par la Galerie Art Mûr (Montréal / Berlin). patrickbeaulieu.ca